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Les universités belges se démarquent par leur qualité homogène

4 mars 2011

Parmi les différents classements internationaux des universités (voir billet précédent) celui du Scimago présente deux avantages. D’abord il utilise comme source de données, la base Scopus qui dépouille environ 18.000 titres de revues scientifiques alors que ISI/WoK en dépouille seulement 11.000 (chiffres de 2009). Il présente une meilleure couverture de la diversité thématique et linguistique des publications scientifiques prises en compte. Ensuite Scimago utilise des macro indicateurs normalisés permettant de bonnes comparaisons internationales. Un de ces indicateurs est l’indice d’impact normalisé (NI=Normalized Impact). Cet indice mesure l’impact scientifique moyen d’une institution par rapport à l’impact moyen mondial des publications calculé sur une période de référence donnée, pour un même type de document et pour un même domaine scientifique. Il gomme les biais dûs à la taille des institutions d’une part, et à leur profil scientifique, d’autre part. Cet indicateur est décrit par Catharina Rehn dans Bibliometric indicators – definitions and usage at  Karolinska Intitutet (Suède), page 21 sous l’intitulé Item oriented journal normalized citation score average.

Sur base du SIR World Report 2010, Felix de Moya Anegon nous livre un graphique très intéressant montrant la distribution des impacts normalisés pour les universités des 50 pays les plus performants en matière de résultats scientifiques.

Sur ce graphique nous pouvons observer que parmi les 50 pays comparés la Belgique affiche le meilleur rapport qualité/homogénéité. Pour être précis, signalons que les universités  considérées pour chaque pays son celles qui apparaissent dans le rapport Scimago. Les hôpitaux universitaires ne sont pas pris en compte. Pour la Belgique les universités considérées sont au nombre de 9 (4 francophones et 5 néerlandophones).

La valeur médiane du NI pour la Belgique est de 1.44 soit 44% au-dessus de la moyenne mondiale. La valeur minimale est de 1.34 et la valeur maximale est de 1.64.

La Belgique se distingue donc par  la très bonne qualité de ses institutions universitaires mais son homogénéité dans cette qualité lui donne encore  un atout distinctif supplémentaire. Car quelle que soit l’université belge choisie parmi celles considérées dans l’étude, les étudiants et les chercheurs sont certains de pouvoir évoluer dans une université dont la qualité est supérieure à la moyenne mondiale dans une fourchette de 34 à 64%. Preuve que notre pays peut aussi montrer des signes d’attractivité et de solidarité nationale.

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Comparateur de revues en sciences humaines et sociales

6 juillet 2010

L’INIST-CNRS a réalisé une étude sur les revues du secteur des SHS (*) et en a structuré les résultats à l’aide du logiciel Omniscope de Visokio. Il en résulte un formidable outil d’analyse de données, à la fois clair, performant et convivial. En agrégeant les données de 7 sources différentes (2 listes, 3 bases de données et 2 portails de revues), le comparateur de revues en SHS ouvre de belles et nombreuses perspectives d’analyse thématique, géographique et par corpus. Ces trois variables pouvant être combinées de manière interactive au gré de l’analyste.

Mes premiers pas avec l’outil m’ont guidé vers quelques observations dont la première n’est pas une surprise:

– SCOPUS totalise le plus grand nombre de revues en SHS,
– sur 11.403 titres au total, 231 sont édités en Belgique (tous corpus et tous domaines confondus),
– sur ces 231 titres belges, 10 seulement sont présents dans les 5 corpus majeurs (AHCI-SSCI, SCOPUS, FRANCIS, ERIH, AERES, ) à savoir:

  • Ephemerides theologicae Lovanienses (UCL-KUL)
  • Iranica Antiqua
  • Le Moyen Age
  • Recherches de théologie et philosophie médiévales
  • Revue d’histoire ecclésiastique (UCL-KUL)
  • Revue internationale de philosophie
  • Revue philosophique de Louvain (UCL)
  • Revue théologique de Louvain (UCL)
  • Scriptorium
  • Viator
extrait du comparateur de revues en SHS de l'INIST-CNRS

Répartition des revues belges dans 5 corpus, tous domaines confondus (Source: INIST-CNRS, 2010)

Avec un tel éparpillement des publications, quel crédit peut-on donné aux statistiques globales qui ne résultent que d’une seule base de données ?

J’ai calculé pour l’ensemble des revues belges en SHS, un « vide de dépouillement » de 31 %. Car les listes AERES et ERIH  retiennent ensemble 72 titres qui ne sont dépouillés par aucune des 3 bases de données (AHCI-SSCI, SCOPUS  et FRANCIS).

Une autre observation est interpellante. Les titres sont parfois indexés de manière différente selon les sources. Cela révèle-t-il des politiques de dépouillement différentes, des divergences de vue ou des qualités variables ? Quel impact cela peut-il avoir sur le résultat des requêtes dans chacune des bases de données, dès lors qu’on l’interroge avec une approche thématique ?

La revue  Scriptorium, par exemple, est indexée dans les domaines suivants, par corpus:

  • AHCI-SSCI: histoire, littérature
  • SCOPUS: sciences de l’information et de la communication
  • FRANCIS: religion et théologie
  • ERIH: études classiques, histoire
  • AERES: archéologie, art et histoire de l’art, histoire

Pour terminer notons que parmi les 10 titres belges communément dépouillés, 4 sont des titres édités par l’Université catholique de Louvain.

(*) Etude réalisée par Karine Métrot, Hélène Prost, Laurence Rageot (INIST-CNRS), mai 2010

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